L'Escargot Migrateur

L'Escargot Migrateur anime des formations, et accompagne des structures de la société civile.

Nous construisons, nous pensons, nous inventons, nous combattons pour un monde plus juste. Nous rayonnons sur toute la France et agissons aussi régulièrement à l'étranger. Mais là où on intervient le plus souvent, c'est en Bretagne, en Normandie, en Auvergne et en Rhône-Alpes.


Actualités

Enlisés dans l’obscurité, rallumons les soleils ! - mercredi 13 février 2019 - Actualités

Une grande partie de l’opinion publique souhaite plus de justice sociale.
À titre d’exemple, ce matin, 64 % des français soutient le mouvement des gilets jaunes (selon un sondage YouGov réalisé pour le Huffington Post et CNews avant l’acte XIII).
Mais pour autant, agir, peser vraiment reste compliqué pour chacun et chacune d’entre nous pour de nombreuses raisons.
Passer de l’opinion favorable, du désir d’agir à l’action concrète semble quasiment impossible.

C’est sans compter sur le courage de faire mieux ce que l’on fait déjà !

Le courage, c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.
Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale.
Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés.
Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.
Le courage c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.
Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Jean Jaurès

 

Alors exhortons-nous ! Encourageons-nous !
Nous étions indignés, agissons avec force !
Rallumons les soleils !

Approfondissons notre acuité dans nos métiers, concentrons-nous pour que nos équipes, nos actions, nos visions, soient plus puissantes.
Épurons nos actions et pensées des commandes autocentrées et autoritaires de ces systèmes qui ne veulent plus coopérer, mais qui nous utilisent  pour contraindre, enlever et disperser.
Partageons nos savoirs, agissons en solidarité les uns avec les autres, les structures entre elles, au-delà de nos modèles, de nos différences, de nos appartenances et de nos plans comptables !

Soyons généreux et généreuses avec nos idéaux et nos concitoyens, soyons pragmatiques et efficaces avec nos terrains d’action.

 

L’Escargot Migrateur continuera résolument à partager son enthousiasme et son expérience dans l’action coopérative, l’accompagnement des groupes et collectifs, les aventures de transformation sociale. Nous sommes convaincu-es que ces savoirs et ces pratiques sont des leviers d’une grande efficience.

 

Margaret Mead disait :

‎Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde. C'est même de cette façon que cela s'est toujours produit.

Elle rajouterait peut-être, dans cette époque obscure, que cela fonctionne si la détermination et l’engagement sont le moteur de l’action.

 

Alors soyons ensemble cette détermination et cet engagement pour plus de justice et d’humanité et agissons ensemble, au coude à coude !


Il neige. Il pleut. Il commence à faire froid. Et pourtant. - mardi 4 décembre 2018 - Education populaire | Action collective | Actualités

Il neige. Il pleut. Il commence à faire froid.
Et pourtant.

À Marseille, à Bure, sur les ronds points, à Briançon et ailleurs encore, sur les périphériques, dans les allées, les contres-allées, ils sont nombreux, elles sont nombreuses, nous sommes nombreux, à crier une rage qui ne sait plus comment sortir.

Une rage, un élan de vie, de survie, pour comprendre, chercher, dénoncer.

Chacun-e ses explications, sa vision du problème, des problèmes, sa réalité, son réel, son quotidien.
Chacun-e ses solutions, ses pistes d’actions concrètes, son élan de survie.

Que l’on regarde du point de vue d’ici ou de là, les inégalités sont criantes et grandissantes, les injustices sont bien réelles, les classes sociales existent plus que jamais. Les vécus et les trajectoires peuvent être violents.

À force d'opposer les priorités, on se divise.
À regarder le monde depuis sa lunette, on en oublie les autres.
À simplifier le réel, on perd la complexité.
À complexifier le réel, on s’y perd.

 

Pour les autorités, un bon militant n’est plus un militant mort. On ne lui tire plus dessus comme il y a 60 ans en manifestation. Un bon militant est un militant dépressif et impuissant. Simple spectateur du désastre où il faudrait se cantonner à l’indignation. Écrire des communiqués, twitter dans le vide infini d’internet, rester derrière son écran. Sans prise sur le réel. Cumuler les « like », les « grrr », les « wouah » et tous ces émoticônes sponsorisées par Facebook qui ne pourront jamais figurer l’ampleur de notre rage, la densité de nos rêves.

Sous couvert de pacification, nous avons perdu toute puissance. Saisis par une camisole moderne, qui ne cesse de nous enserrer.

extrait d'un article de Gaspar d’Allens dans Reporterre

 

Quand on ne sait plus en quoi croire, il y a toujours ce qui nous rassure et nous fait agir.

Le travail communautaire, par exemple.
Il peut se faire partout.
Autour des questions de santé.
Autour d’une compagnie de théâtre.
Autour d’une autonomie d’organisation.
Autour, et avec les voisins, les voisines d'ici et d'ailleurs.

 

L’année prochaine, nous entamons et accompagnons des expériences de santé communautaire dans le Morbihan.
L’année prochaine, nous irons comprendre le fonctionnement zapatiste et les peuples du Chiapas en lutte.
L’année prochaine, nous irons glaner et partager des savoirs-faire avec les expériences de théâtre communautaire de Buenos Aires en Argentine, au Circuito Barracas.
L'année prochaine, nous irons mélanger nos regards aux réalités argentines, aux miroirs qu'elles nous tendent, aux échos qu'elles produisent.

 

L'année prochaine, ça va devenir de plus en plus difficile pour des petits organismes de formation comme nous, de continuer dans le cadre des fonds de la formation professionnelle.
La réforme de la formation continue de battre son plein. Nous sommes en plein cœur, les décrets sont sortis.

C’est un chamboulement de taille pour ce droit des travailleurs, une usine à gaz administrative et de démarche qualité qui se met en place.
Ça va rendre compliqué ce qu’on entreprend, nous à l’Escargot et tous les copains. Ça nous oblige à inventer autrement.

On lâche rien, on essaye de comprendre, d’envisager, on se serre les coudes, on identifie, on planifie, on fait des plans A, des plans B, des plans C...

On vous invite encore l’année prochaine, celle qui vient, 2019, à vous inscrire sur les formations que l’on propose.
Pour vous faire financer, il va falloir le faire au plus vite : dès maintenant, en novembre et décembre 2018, pour l’ensemble de l’année 2019 ! Après, on n'est plus sûr-es de rien...

Alors, si vous hésitez à vous inscrire, n’hésitez plus !
C’est tout de suite ou maintenant !

 

On vous embrasse, prêts et prêtes à inventer la suite.

 

L’équipe de l’Escargot Migrateur

 

PS : on se permet un Post scriptum idées, puisque Noël approche...
- pour offrir des beaux films : Les Mutins de Pangée,
- pour offrir des beaux livres : la librairie militante Quilombo (à Paris et par internet),
- et aussi et surtout les toutes nouvelles sorties de la tanière d’édition Réveiller les loups, entre autres, le Manuel de Socianalyse tout frais tout neuf,
- ou encore des bons chocolats personnalisés, avec des citations sympas ou vos images et logos pour Noël chez les Chocolatiers d'Art.

 

Pochoir tagué dans la rue : un escargot point levé !


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